samedi 11 février 2012

Conversation




De la coupole sous laquelle il est assis, un homme ne portant qu'une couronne s'apprête à lui jeter une boule de feu. Mais Monsieur Fiche s'en schiffe, ses deux mains continuent à discuter comme si elles étaient dix.

Une dizaine d'hirondelles sur un fil. Elles discutent activement, de la pluie et du beau temps, de celle qui fera le printemps. Elles se disputent quand il faut se serrer pour faire une place.

Mes deux voisins ont les cheveux blancs et la tête qui retombe, mais ils ne viennent pas du même monde. L'un a apporté les écrits de Nabokov, un imperméable qui sent mauvais; l'autre, son ordinateur et un costume bien repassé. Celui de droite pique du nez vers l'avant; celui de gauche dort le nez en l'air.

Pendant que les petits oiseaux continuent à discuter.

Andras Schiff joue les Variations Goldberg au Wigmore Hall - Papier peint de Louise Body - Recette de Rose Bakery



Perfect scrambeled eggs

(pour une personne)

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3 oeufs bio

1 grosse cuillère à soupe de crème épaisse

sel et poivre

1 clotte de beurre

2 tranches de saumon fumé



Dans un bol, battre les oeufs avec la crème.

Ajouter une grosse pincée de sel et du poivre noir à votre goût.

Faire fondre le beurre dans une poêle anti-adhésive à petit feu.

Verser le mélange dans la poêle et bien gratter sans cesse mais délicatement le fond de la poêle avec une spatule jusqu'à ce que les oeufs soient cuits mais gardent une texture très crémeuse.

Servir sur une assiette avec deux tranches de saumon, ou plus implement sur un toast beurré, comme les anglais.


jeudi 17 novembre 2011

27 septembre 2006


Le matin, le château est rose. Les pavés font mal quand on marche alors c'est difficile de regarder les deux en même temps. Quelques touristes, japonais je crois, en profitent pour se photographier devant le parc désert. Je mange des macarons sur les marches avant d'aller ouvrir les volets un à un, puis d'allumer les lumières et réveiller Monsieur Lebrun.






Avec le soleil qui se couche, on peut voir tirés entre les brins d'herbe, des fils d'araignée. Un monsieur est assis sous un arbre comme un Bouddha (à cause de la barre, mon jeans est encore plus serré). Les peupliers sentent l'aneth mais quand je roule plus vite, plutôt l'herbe coupée. De loin le lac remonte vers le ciel, rien ne dépasse par au-dessus.




Macaron géant, pistache-framboise


Pour 2 macarons géants


2 oeufs entiers

3 jaunes d'oeuf

150 gr de blanc d'oeuf

35 gr de farine

35 cl de lait

1 gousse de vanille
90 gr de pistaches épluchées non salées
1 c.à c. de sirop d'orgeat


135 gr de poudre d'amandes

220 gr de sucre glace

355 gr de sucre semoule

5 cl d'eau

230 gr de beurre ramolli

du colorant vert

600 gr de framboises
50 gr de confiture de framboise




Préparer la crème pâtissière:

Mélanger 2 jaunes avec 75 gr de sucre.

Ajouter 35 gr de farine. Bien mélanger.

Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille puis le verser encore bouillant sur le mélange oeufs-sucre-farine.

Remettre sur le feu jusqu'à ébullition en remuant énergiquement.

Réserver au frigo.


Préparer la crème à la pistache:

Passer au mixer 30 gr de pistaches avec le sirop d'orgeat.

Préparer les coques:

Préchauffer le four à 170°C.
Réaliser un tant pour tant en broyant 65 gr de pistache avec les 135 gr de poudre d'amandes et les 220 gr de sucre glace.
Faire cuire 200 gr de sucre semoule avec l'eau à 121°C (il faut que ça caramélise, donc le mélange doit être légèrement brun) puis verser sur 150 gr de blanc d'oeufs légèrement battus en neige.

Mélanger délicatement puis ajouter du colorant.

Verser le mélange blancs d'oeufs-sucre dans le tant pour tant et mélanger très délicatement.
Dessiner 4 cercles de 18 cm de diamètre sur des feuilles de papier cuisson.

A l'aide d'une poche à douille de 14 mm de diamètre, réaliser les deux coques en partant du centre et en formant une spirale.

Enfourner 15 à 20 minutes en tournant les plaques à mi-cuisson.

Ensuite les sortir du four et laisser refroidir.



Préparer la garniture:

Verser 2 oeufs, 1 jaune d'oeuf ainsi que 80 gr de sucre dans un récipient et fouetter au batteur électrique en posant le récipient sur un bain-marie.

Lorsque le mélange devient chaud, blanchâtre et léger, retirer le récipient du bain-marie et continuer à fouetter jusqu'à ce que le mélange devienne tiède.

Incorporer le beurre ramolli progressivement.
Ajouter 180 gr de crème pâtissière et bien fouetter.


Ajouter la crème à la pistache, tout en fouettant toujours. La crème doit être lisse et homogène.



Recouvrir le ventre de 2 des coques de confiture de framboise et disposer les framboises.
Bien les aligner les unes à côté des autres sur le bord de la coque. Au milieu ça n'a pas d'importance.
Etaler la crème au milieu de la coque.
Poser dessus les deux coques qui restent.
Mettre au frigo 1 h au moins.

samedi 27 août 2011

Le festin de Lolotte




Je prendrais les mains de R, avec les ongles un tout petit peu plus longs, au bout des bras de P. Ses deux bras gauche, le droit en symétrie verticale.





Sans hésiter, le torse de J, vers la mi-juillet. Mais surtout pas ses mollets.



Les jambes de M, c'est tout ce qu'il mérite.



La classe de A avec la fantaisie de P. L'odeur du même R et le sourire de l'autre. Le nom de G, les yeux de M. Le cerveau de petit P mais avec le sex-appeal de M (juste ses jambes c'est un peu peu). Allez, ses fesses aussi!



Les baisers de R mais de la bouche de N. Le portefeuille du vieux M.



Les cheveux de P, même de plus en plus gris, leur odeur de feu, de terre et de moisi. Cette masse rèche qui tient bien dans les doigts. La force de J mais pas son orthographe.



Les pieds peu importe, mais surtout pas épilés.


Reste à trouver un nez...


Euhm...



Et puis non. Je prendrai du P., roti ou en purée, en sauce, pelé, bouilli ou caramélisé, tourné, rissolé, à la vapeur, son goût, surtout son odeur, avec la peau, les plumes, les poils, les os, en papillottes, à l'étouffée, même non pelé, en croûte, braisé, en tourte, charlotte ou même un peu brûlé.





Frikadellen met krieken


(pour 4)


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750 gr de hâché porc-veau


3 oeufs


3 c.à s. de crème fraîche


1/2 oignon finement hâché


3 c.à s. de chapelure


5 c.à s. de beurre




700 gr de cerises en bocal


1 dl de vin rouge


3 c.à s. de farine


le jus d'1 orange


le jus d'1/2 citron


2 c.à s. de sucre


1 feuille de laurier


du thym






Préparer les boulettes:


Pétrir le hâché avec les oeufs, la crème, le 1/2 oignon et la chapelure.


Façonner des boulettes de la taille d'une boule de glace.


Les faire cuire dans 2 c.à s. de beurre dans une poêle pendant environ 15 minutes, en les retournant à mi-cuisson.



Préparer la sauce:


Faire fondre, dans une casserole, 3 c.à s. de beurre.


Ajouter, toujours sur le feu, la farine. Bien mélanger et former de gros grumaux.


Ajouter ensuite le jus des cerises, le vin, le jus d'orange, le jus de citron, le sucre et le thym, toujours sur le feu.


Après ébullition, attendre encore 3 à 5 minutes avant de, enfin, éteindre le feu.


Ah non, pas encore! Ajouter les boulettes dans la sauce, laisser cuire encore 2 minutes et puis... éteindre le feu.


Servir avec des frites... évidemment!


mercredi 3 août 2011

Rose est fine


Joséphine avait un beau jardin


Joséphine avait un beau jardin, et une robe serrée sous les seins.
Son profil doublement bombé faisait sa grande fierté. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était les roses. Celles un peu fanées, surtout quand elles sont mouillées. Leurs pétales étaient denses, comme les cernes d’un chêne baltique. Elle leur donnait peu de soleil.

Un jour qu’elle se pencha pour admirer leur parfum, la plus grande avala son nez.

On veut du soleil ! crièrent toutes les roses. Mais Joséphine n’entendit rien. « Rendez moi mon nez » ! cria-t-elle. Mais c’était trop tard, le nez était à moitié digéré.

Et de toute façon, les roses ne comprenaient pas.







Croûte aux framboises

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Pour la croûte

200 gr de farine
100 gr de beurre

1 oeuf entier

80 gr de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé

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Pour la crème patissière

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3/4l de lait entier
4 jaunes d'oeuf
150 gr de sucre
75 gr de farine
1 bâton de vanille
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Pour la garniture

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1 gros ravier de framboises (ne soyez pas radins)


Préparer la pâte:
Mélanger du bout des doigts la farine, le beurre coupé en petits morceaux, l'oeuf et les sucres.
Faire une jolie boule et la mettre au frigo pendant 1h.
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Préparer la crème:
Mélanger les jaunes avec le sucre.
Ajouter la farine.
Faire bouillir le lait avec la vanille.
Le verser, encore bouillant, sur le mélange oeufs-sucre-farine.
Remettre sur le feu jusqu'à ébullition en remuant énergiquement.
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Etaler la pâte dans un moule rond bien beurré (un moule dont le bord est détachable, avec un clip en métal. je ne sais pas comment ça s'appelle!).
La faire cuire à blanc au four à 180°C pendant 30 minutes.
Lorsqu'elle a bien refroidi, la démouler délicatement et la napper de crème patissière.
Puis recouvrir de framboises.

jeudi 7 juillet 2011

Persinette un peu abrégée


Une femme enceinte a envie de manger du persil, mais il ne s'en trouve que dans le jardin des fées. Elle s'y rend, une fée la surprend et lui fait des reproches. La femme lui explique qu'elle aura un enfant et n'a pu résister. « Vous serez la marraine », promet-elle à la fée apaisée.

Peu de temps après, lui naît une fille que l'on nomme Persinette. La fée vient souvent la voir et lorsqu'elle a quelques années, elle l'emmène. Quand elle est grande, Persinette est très jolie. Alors, pour la soustraire aux regards, sa marraine la met dans une tour sans porte; et quand elle vient la voir, elle lui crie d'en bas :

Persinette, ma mie,
Donne-moi tes cheveux que je monte.

Persinette laisse pendre ses longs cheveux à la fenêtre et la marraine s'en sert pour monter. La jeune fille s'occupe à faire de la dentelle et la fée lui donne un perroquet et une petite chienne pour lui tenir compagne.

Un jour, le fils du roi, étant à la chasse, a l'occasion de voir comment la belle jeune fille monte la fée. Il laisse repartir celle-ci et, contrefaisant sa voix, il se fait monter. Persinette est bien surprise, mais les jeunes gens ont vite fait de s'entendre.
Un jour, la fée se fait monter alors que le prince est encore là et il se cache sous la dentelle, mais le perroquet le dénonce.

Marraine, marraine,
Le
fils du roi sous la dentelle.
– Qu'est-ce qu'il dit?
– Il dit que j'ai fait une marque à ma dentelle.
– C'est « rien que ça » ?


Mais Persinette se méfie du perroquet. Le lendemain, elle jette de l'eau devant la fenêtre et lui fait croire qu'il pleut.
La fée arrive pendant que le fils du roi est là, et le perroquet signale encore sa présence.

Marraine, marraine,
Il est ici le fils du roi.


– Quel temps faisait-il, aujourd'hui?
– Il pleuvait.
– Tu es un menteur, dit la fée.


Le jour suivant, Persinette fait tomber de la farine devant la fenêtre et un autre jour des pois, et le perroquet qui dénonce encore le fils du roi à deux reprises, déclare qu'il a neigé, puis qu'il a grêlé, et la fée le prend chaque fois pour un menteur.
Mais les deux jeunes décident de fuir, en emmenant la petite chienne. La fée arrive, appelle Persinette, mais celle-ci ne paraît pas.


– Marraine, marraine, elle est partieavec le fils du roi, dit le perroquet.

La fée se lance à leur poursuite, et bientôt les aperçoit.

– Persinette, Persinette, dis-moi adieu, crie-t-elle à sa filleule.

Mais Persinette ne veut pas se retourner.

– Il m'arriverait malheur, dit-elle.

Le fils du roi la décide, mais aussitôt la fée lui crie :

– Que le bec d'âne t'arrive !

Et voilà Persinette avec un museau d'âne. Le prince, bien désolé, l'emmène à la cour de son père, mais le roi ne veut pas la recevoir, et on la loge à part.
Un jour, le roi, qui a trois fils, déclare qu'il donnera son royaume à celui des trois qui lui amènera la plus belle femme. Alors, Persinette envoie la petite chienne demander sa figure à la fée, à sept lieues de là.


Marraine, lui dit la petite chienne, je viens chercher le joli museau de Persinette, et elle lui explique pourquoi.

Alors la fée le lui donne, et c'est Persinette qui gagne le royaume au fils du roi qu'elle peut enfin épouser.










Petits flans au persil au beurre de tomate

(pour 4 personnes)


3 bottes de persil

2 oeufs entiers
2 jaunes d'oeufs

250 ml de crème fraîche

1 boîte de passata (sauce tomate)

1 grosse noix de beurre

1 sucre



Equeuter le persil.

Le faire blanchir dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes.

Dans un grand bol, battre les oeufs entiers avec les jaunes d'oeufs.

Ajouter le persil égoutté et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade.

Passer le tout au mixer.

Verser la préparations dans des petits ramequins beurrés.

Cuire environ 1h au four, à 120°C, au bain-marie.


Préparer le beurre de tomate:
Faire réduire la sauce dans une petite casserole.
Assaisonner de sel, poivre et d'un morceau de sucre. Ajouter le beurre hors du feu.

Démouler les flans sur les assiettes et les garnir de sauce et de tomates concassées.

Servir chaud.