mercredi 3 août 2011

Rose est fine


Joséphine avait un beau jardin


Joséphine avait un beau jardin, et une robe serrée sous les seins.
Son profil doublement bombé faisait sa grande fierté. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était les roses. Celles un peu fanées, surtout quand elles sont mouillées. Leurs pétales étaient denses, comme les cernes d’un chêne baltique. Elle leur donnait peu de soleil.

Un jour qu’elle se pencha pour admirer leur parfum, la plus grande avala son nez.

On veut du soleil ! crièrent toutes les roses. Mais Joséphine n’entendit rien. « Rendez moi mon nez » ! cria-t-elle. Mais c’était trop tard, le nez était à moitié digéré.

Et de toute façon, les roses ne comprenaient pas.




Croûte aux framboises

Pour la croûte
200 gr de farine
100 gr de beurre
1 oeuf entier
80 gr de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé
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Pour la crème patissière
3/4l de lait entier
4 jaunes d'oeuf
150 gr de sucre
75 gr de farine
1 bâton de vanille
Pour la garniture
1 gros ravier de framboises (ne soyez pas radins)

Préparer la pâte:
Mélanger du bout des doigts la farine, le beurre coupé en petits morceaux, l'oeuf et les sucres.
Faire une jolie boule et la mettre au frigo pendant 1h.
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Préparer la crème:
Mélanger les jaunes avec le sucre.
Ajouter la farine.
Faire bouillir le lait avec la vanille.
Le verser, encore bouillant, sur le mélange oeufs-sucre-farine.
Remettre sur le feu jusqu'à ébullition en remuant énergiquement.
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Etaler la pâte dans un moule rond bien beurré (un moule dont le bord est détachable, avec un clip en métal. je ne sais pas comment ça s'appelle!).
La faire cuire à blanc au four à 180°C pendant 30 minutes.
Lorsqu'elle a bien refroidi, la démouler délicatement et la napper de crème patissière.
Puis recouvrir de framboises.

jeudi 7 juillet 2011

Persinette un peu abrégée


Une femme enceinte a envie de manger du persil, mais il ne s'en trouve que dans le jardin des fées. Elle s'y rend, une fée la surprend et lui fait des reproches. La femme lui explique qu'elle aura un enfant et n'a pu résister. « Vous serez la marraine », promet-elle à la fée apaisée.

Peu de temps après, lui naît une fille que l'on nomme Persinette. La fée vient souvent la voir et lorsqu'elle a quelques années, elle l'emmène. Quand elle est grande, Persinette est très jolie. Alors, pour la soustraire aux regards, sa marraine la met dans une tour sans porte; et quand elle vient la voir, elle lui crie d'en bas :

Persinette, ma mie,
Donne-moi tes cheveux que je monte.

Persinette laisse pendre ses longs cheveux à la fenêtre et la marraine s'en sert pour monter. La jeune fille s'occupe à faire de la dentelle et la fée lui donne un perroquet et une petite chienne pour lui tenir compagne.

Un jour, le fils du roi, étant à la chasse, a l'occasion de voir comment la belle jeune fille monte la fée. Il laisse repartir celle-ci et, contrefaisant sa voix, il se fait monter. Persinette est bien surprise, mais les jeunes gens ont vite fait de s'entendre.
Un jour, la fée se fait monter alors que le prince est encore là et il se cache sous la dentelle, mais le perroquet le dénonce.

Marraine, marraine,
Le
fils du roi sous la dentelle.
– Qu'est-ce qu'il dit?
– Il dit que j'ai fait une marque à ma dentelle.
– C'est « rien que ça » ?


Mais Persinette se méfie du perroquet. Le lendemain, elle jette de l'eau devant la fenêtre et lui fait croire qu'il pleut.
La fée arrive pendant que le fils du roi est là, et le perroquet signale encore sa présence.

Marraine, marraine,
Il est ici le fils du roi.


– Quel temps faisait-il, aujourd'hui?
– Il pleuvait.
– Tu es un menteur, dit la fée.


Le jour suivant, Persinette fait tomber de la farine devant la fenêtre et un autre jour des pois, et le perroquet qui dénonce encore le fils du roi à deux reprises, déclare qu'il a neigé, puis qu'il a grêlé, et la fée le prend chaque fois pour un menteur.
Mais les deux jeunes décident de fuir, en emmenant la petite chienne. La fée arrive, appelle Persinette, mais celle-ci ne paraît pas.


– Marraine, marraine, elle est partieavec le fils du roi, dit le perroquet.

La fée se lance à leur poursuite, et bientôt les aperçoit.

– Persinette, Persinette, dis-moi adieu, crie-t-elle à sa filleule.

Mais Persinette ne veut pas se retourner.

– Il m'arriverait malheur, dit-elle.

Le fils du roi la décide, mais aussitôt la fée lui crie :

– Que le bec d'âne t'arrive !

Et voilà Persinette avec un museau d'âne. Le prince, bien désolé, l'emmène à la cour de son père, mais le roi ne veut pas la recevoir, et on la loge à part.
Un jour, le roi, qui a trois fils, déclare qu'il donnera son royaume à celui des trois qui lui amènera la plus belle femme. Alors, Persinette envoie la petite chienne demander sa figure à la fée, à sept lieues de là.


Marraine, lui dit la petite chienne, je viens chercher le joli museau de Persinette, et elle lui explique pourquoi.

Alors la fée le lui donne, et c'est Persinette qui gagne le royaume au fils du roi qu'elle peut enfin épouser.










Petits flans au persil au beurre de tomate

(pour 4 personnes)


3 bottes de persil

2 oeufs entiers
2 jaunes d'oeufs

250 ml de crème fraîche

1 boîte de passata (sauce tomate)

1 grosse noix de beurre

1 sucre



Equeuter le persil.

Le faire blanchir dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes.

Dans un grand bol, battre les oeufs entiers avec les jaunes d'oeufs.

Ajouter le persil égoutté et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade.

Passer le tout au mixer.

Verser la préparations dans des petits ramequins beurrés.

Cuire environ 1h au four, à 120°C, au bain-marie.


Préparer le beurre de tomate:
Faire réduire la sauce dans une petite casserole.
Assaisonner de sel, poivre et d'un morceau de sucre. Ajouter le beurre hors du feu.

Démouler les flans sur les assiettes et les garnir de sauce et de tomates concassées.

Servir chaud.

dimanche 15 mai 2011

Diablerie






Elégante mais peu vertueuse, sombre avec une touche de vie, maîtresse mais maîtrisée, hostile mais confiante, elle porte sur son chapeau une plume d'autruche. Dans l'ombre, elle bouge discrète mais jamais effacée. Fascinante, son goût ne s'efface pas. Il en garde dans la bouche. Amer qui ne s'estompe pas. Dans ses lettres, la même amertume. Il répond par des flammes. Il brûle, elle consume.



Diablerie au chocolat

300 gr de chocolat très noir

125 gr de beurre

1 pincée de sel

3 oeufs

175 gr de vergeoise


Faire fondre, au bain-marie, le chocolat, le beurre avec la pincée de sel.

Dans un bol, mélanger les 3 oeufs avec le sucre.

Ajouter ce mélange au chocolat fondu. Bien mélanger.

Verser dans un moule recouvert de papier siliconé.

Cuire au four à 180°c pendant 13 minutes.

Laisser refroidir.

Mettre au surgélateur quelques minutes.

Découper en petits carrés.


Servir sans attendre...


Inspiré des lettres de Madame Hanska à Honoré de Balzac et de L'inconnue d'Ivan Kramskoi

lundi 9 mai 2011

Fromage frais



Je regarde votre cou qui rosit si joliment quand vous êtes nerveuse.Votre peau est exactement le reflet de chacune de vos pensées.
On peut suivre votre vie sur ces infimes veines bleues. On les voit très bien parfois. Même le battement du sang c'est très frappant.
Il y a des femmes qui ne changent jamais de couleur. Vous avez remarqué? Leur peau ne reflète rien, même pas la lumière.

Je ne sais plus laquelle de vos amies est blanche comme ça.
Comme une horrible bougie.




Fromage frais
1l de lait entier
6cl de vinaigre de vin blanc
1 c.à s. de sel
poivre du moulin
ciboulette

 
Faire bouillir le lait.
Hors du feu, ajouter le vinaigre.
Mélanger brièvement et laisser cailler pendant 2h.
Filtrer à l'étamine et bien laisser égoutter.
Ajouter le sel, le poivre et la ciboulette.
Bien mélanger et laisser reposer une nuit au frigo.
Se déguste sur une tartine de pain frais avec des petits radis.


Extraits de Gabrielle de Patrice Chéreau et de la Cuisine du terroir de Christian Mmmh.

dimanche 13 février 2011