lundi 9 mai 2011

Fromage frais



Je regarde votre cou qui rosit si joliment quand vous êtes nerveuse.Votre peau est exactement le reflet de chacune de vos pensées.
On peut suivre votre vie sur ces infimes veines bleues. On les voit très bien parfois. Même le battement du sang c'est très frappant.
Il y a des femmes qui ne changent jamais de couleur. Vous avez remarqué? Leur peau ne reflète rien, même pas la lumière.

Je ne sais plus laquelle de vos amies est blanche comme ça.
Comme une horrible bougie.




Fromage frais
1l de lait entier
6cl de vinaigre de vin blanc
1 c.à s. de sel
poivre du moulin
ciboulette

 
Faire bouillir le lait.
Hors du feu, ajouter le vinaigre.
Mélanger brièvement et laisser cailler pendant 2h.
Filtrer à l'étamine et bien laisser égoutter.
Ajouter le sel, le poivre et la ciboulette.
Bien mélanger et laisser reposer une nuit au frigo.
Se déguste sur une tartine de pain frais avec des petits radis.


Extraits de Gabrielle de Patrice Chéreau et de la Cuisine du terroir de Christian Mmmh.

dimanche 13 février 2011

mardi 4 janvier 2011

Les maladies chroniques

Le lièvre cornu



ça serait plutôt comme un animal hybride. On ne sait pas si il existe vraiment mais on est persuadé de l'avoir vu. Il pourrait être réel mais en fait il est mieux dans la tête.

Il y a eu les petits boutons autour du nombril, puis le coeur qui s'arrête de battre régulièrement. Assez récemment, un mal de paupière insupportable et là une boule à la cheville.

Entre les deux, je me souviens d'un blocage de la mâchoire suite aux baillements et aux éclats de rire, d'une dent de sagesse qui pousse mais qu'on n'a jamais vue et des bulles dans les oreilles.

Il y a eu aussi les contractions intestinales et la petite bille de stylo blanche sous la narine droite l'année dernière, juste après les palpitations cardiaques.

Tout aussi chroniques (dépêchez-vous!):

Vanillekipferln

250 g de farine
200 g de beurre
40 g de sucre
140 gr d'amandes en poudre
2 jaunes d'oeuf
150 g de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé

Mélanger du bout des doigts la farine avec le beurre en morceaux, le sucre normal, la poudre d'amande et les jaunes d'oeuf. Faire une boule de pâte et réserver 2h au frigo.

Faire un long boudin ( ou plusieurs) de 1 cm de diamètre. Découper le boudin tous les 7 cm environ. Et former des petits croissant avec les petits boudins (oula j'espère que vous me suivez!). Les poser sur un papier cuisson (siliconé).

Enfourner environ 15 minutes au four à 180°C. Il faut qu'ils restent assez pâles.

Mélanger dans un grand bol le sucre glace et le sucre vanillé.

Rouler les croissants refroidis dans le mélange de sucres.

lundi 15 novembre 2010

La princesse ou le petit pois


Il était une fois un prince. Sans princesse, mais il avait un petit pois. Vert, un peu cabossé. Bien vert et très dur. D'un vert mentholé qui restait dur cuit comme cru; pas de ce vert sâle que prennent les français, tirant vers le brun ou parfois même vers le jaune. Ni de cette molesse que prennent ceux en conserve et qui les transforme en purée sans aucun effort.
Anglais donc, de la famille des Fabacées, de type surgelé ou fraîchement écossé.

Les princes ne marient pas les petits pois, en tout cas pas dans les histoires. Il lui fallait donc une princesse. Mais le prince aimait son petit pois. Il lui caressait la cabosse, astiquait son vert tous les jours, après son bain de pied. Le samedi, il le roulait même entre ses orteils. Il avait remarqué que le petit pois en reluisait d'avantage. Le dimanche, il était donc brillant.

C'est un dimanche d'ailleurs que le prince éventuellement tomba amoureux pour la deuxième fois. Certes son premier choix revenait au petit pois anglais, mais celle-là avait... -comment dire?- ... la même dureté!

Comme c'est malheureusement tout ce qu'elle avait et que cela ne convient pas pour une princesse, encore moins pour une épouse, on lui présenta une 2ème candidate. Celle-là n'aimait pas le froid. Il lui fallait en permanence, en alternance ou simultanément, du soleil ou du chauffage.

En vint une 3ème... pas assez cabossée. Donc une 4ème... pas assez rouge. La méchante belle-mère qui ne mange que des choses vertes désespérait.

Il faut dire que la pauvre ne comprenait rien aux arguments du prince. En effet, à cause de ses inclinations alimentaires, le prince se voyait forcé de cacher le petit pois bien-aimé sous son lit sous une pile de matelas bien tassés. Elle ignorait donc son existence. Mais la future princesse forcément constaterait sa présence, il fallait donc que le ménage à trois se passe dans les conditions les meilleures. Elle devrait pour se faire présenter certaines les qualités.


Une 5ème n'aimait pas les carottes; une 6ème je ne sais plus très bien; une 7ème ... ; une 8ème ...

Une xème enfin serait la bonne. Dure à point, supportant des conditions de congélation et cabossée sur deux côtés, rougissant à toute occasion et préférant les carottes, capable de dormir sur un matelas pas tout-à-fait plat.




Lasagne au petit pois


50 gr de beurre
60 gr de farine
750 ml de lait
160 gr de crème fraîche
150 gr de fromage rapé
4 oeufs battus
2 c. à s. de pesto
750 gr de carottes rapées
250 gr de lasagne
1 petit pois


Faire la béchamel: faire fondre le beurre dans une casserole à feu doux. Puis ajouter la farine. Bien mélanger au fouet jusqu'à ébullition.
Toujours sur feu doux, ajouter le lait, la crème, le sel et le poivre et remuer sans arrêt. Normalement si tout va bien, la sauce s'épaissit.
Ajouter alors le fromage et laisser refroidir.
Ajouter les oeufs battus, puis le pesto et les carottes rapées.
Dans un plat huilé, alterner une couche de sauce, puis une couche de feuilles de lasagne, etc. En commençant et en finissant par une couche de sauce. Et ne pas oublier de poser le petit pois sur la deuxième couche de sauce, sa préférée.
Laisser reposer 15 minutes pour que les feuilles ramollissent.
Cuire 40 minutes au four à 150°C.

vendredi 15 octobre 2010

Les femmes vertueuses 2 - Anna



Anna pense que tout le monde l'observe. Dans le tram les gens ne regardent qu'elle. Avec mépris ou pitié, les deux lui sont insupportables.

Elle me dit qu'elle se sent comme une vache dont le pis va exploser de trop de lait et que personne ne veut traîre. Une traîte ne suffirait pas, elle voudrait tout donner.

Ses très longues jambes dans un legging turquoise sautillent d'une personne à l'autre et de sa bouche ne sortent ni perles ni crapauds mais des Honeypie, des Sweetheart et des Pumpkin. Il y en a pour tout le monde.

Je l'ai rencontrée sur des saucisses au miel que les autres invités refusaient mais que j'acceptais sans hésitation pour la ... ème fois.

Sa tignasse lui faisait -je me souviens- comme une auréole que Dieu aurait mise sur sa tête pour tout l'amour qu'elle lui laisse. Mais même, il en reste toujours encore. Pour les rescapés de guerre, pour une mère trop violente, pour les vieilles dames juives, pour les handicapés près de la mer, pour des gens qu'elle ne connaît même pas.

La deuxième fois, elle organisait un dîner. Dans l'appartement figé de sa mère, elle nous recevait autour de quiches, pâtes et salades qu'elle aurait complètement foirées mais mettait un point d'honneur à s'occuper du dessert.

ç'aurait pu être une mousse au chocolat mais je ne m'en serais jamais souvenue et Anna ne serait sans doute pas Anna.



Tiramisu façon "Anna"

un tiramisu préparé par une copine
de la crème anglaise
2 bananes qui traînent


Peler les bananes, les couper en 2 dans la longueur et les mettre au four à 18O°C pendant trop longtemps.
Chauffer la crème à feu doux. Y ajouter les bananes (on peut éventuellement les couper en 2 ou 3 si la casserole est trop petite).
Couvrir le tiramisu d'une couche de crème anglaise à la banane et servir tout de suite avec un sourire très assuré.