
dimanche 13 février 2011
mardi 4 janvier 2011
Les maladies chroniques
ça serait plutôt comme un animal hybride. On ne sait pas si il existe vraiment mais on est persuadé de l'avoir vu. Il pourrait être réel mais en fait il est mieux dans la tête.
Il y a eu les petits boutons autour du nombril, puis le coeur qui s'arrête de battre régulièrement. Assez récemment, un mal de paupière insupportable et là une boule à la cheville.
Entre les deux, je me souviens d'un blocage de la mâchoire suite aux baillements et aux éclats de rire, d'une dent de sagesse qui pousse mais qu'on n'a jamais vue et des bulles dans les oreilles.
Il y a eu aussi les contractions intestinales et la petite bille de stylo blanche sous la narine droite l'année dernière, juste après les palpitations cardiaques.
Tout aussi chroniques (dépêchez-vous!):
Vanillekipferln
250 g de farine
200 g de beurre
40 g de sucre
140 gr d'amandes en poudre
2 jaunes d'oeuf
150 g de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé
Mélanger du bout des doigts la farine avec le beurre en morceaux, le sucre normal, la poudre d'amande et les jaunes d'oeuf. Faire une boule de pâte et réserver 2h au frigo.
Faire un long boudin ( ou plusieurs) de 1 cm de diamètre. Découper le boudin tous les 7 cm environ. Et former des petits croissant avec les petits boudins (oula j'espère que vous me suivez!). Les poser sur un papier cuisson (siliconé).
Enfourner environ 15 minutes au four à 180°C. Il faut qu'ils restent assez pâles.
Mélanger dans un grand bol le sucre glace et le sucre vanillé.
Rouler les croissants refroidis dans le mélange de sucres.
lundi 15 novembre 2010
La princesse ou le petit pois
Il était une fois un prince. Sans princesse, mais il avait un petit pois. Vert, un peu cabossé. Bien vert et très dur. D'un vert mentholé qui restait dur cuit comme cru; pas de ce vert sâle que prennent les français, tirant vers le brun ou parfois même vers le jaune. Ni de cette molesse que prennent ceux en conserve et qui les transforme en purée sans aucun effort.
Anglais donc, de la famille des Fabacées, de type surgelé ou fraîchement écossé.
Les princes ne marient pas les petits pois, en tout cas pas dans les histoires. Il lui fallait donc une princesse. Mais le prince aimait son petit pois. Il lui caressait la cabosse, astiquait son vert tous les jours, après son bain de pied. Le samedi, il le roulait même entre ses orteils. Il avait remarqué que le petit pois en reluisait d'avantage. Le dimanche, il était donc brillant.
C'est un dimanche d'ailleurs que le prince éventuellement tomba amoureux pour la deuxième fois. Certes son premier choix revenait au petit pois anglais, mais celle-là avait... -comment dire?- ... la même dureté!
Comme c'est malheureusement tout ce qu'elle avait et que cela ne convient pas pour une princesse, encore moins pour une épouse, on lui présenta une 2ème candidate. Celle-là n'aimait pas le froid. Il lui fallait en permanence, en alternance ou simultanément, du soleil ou du chauffage.
En vint une 3ème... pas assez cabossée. Donc une 4ème... pas assez rouge. La méchante belle-mère qui ne mange que des choses vertes désespérait.
Il faut dire que la pauvre ne comprenait rien aux arguments du prince. En effet, à cause de ses inclinations alimentaires, le prince se voyait forcé de cacher le petit pois bien-aimé sous son lit sous une pile de matelas bien tassés. Elle ignorait donc son existence. Mais la future princesse forcément constaterait sa présence, il fallait donc que le ménage à trois se passe dans les conditions les meilleures. Elle devrait pour se faire présenter certaines les qualités.
Une 5ème n'aimait pas les carottes; une 6ème je ne sais plus très bien; une 7ème ... ; une 8ème ...
Une xème enfin serait la bonne. Dure à point, supportant des conditions de congélation et cabossée sur deux côtés, rougissant à toute occasion et préférant les carottes, capable de dormir sur un matelas pas tout-à-fait plat.

vendredi 15 octobre 2010
Les femmes vertueuses 2 - Anna

Anna pense que tout le monde l'observe. Dans le tram les gens ne regardent qu'elle. Avec mépris ou pitié, les deux lui sont insupportables.
Elle me dit qu'elle se sent comme une vache dont le pis va exploser de trop de lait et que personne ne veut traîre. Une traîte ne suffirait pas, elle voudrait tout donner.
Ses très longues jambes dans un legging turquoise sautillent d'une personne à l'autre et de sa bouche ne sortent ni perles ni crapauds mais des Honeypie, des Sweetheart et des Pumpkin. Il y en a pour tout le monde.
Je l'ai rencontrée sur des saucisses au miel que les autres invités refusaient mais que j'acceptais sans hésitation pour la ... ème fois.
Sa tignasse lui faisait -je me souviens- comme une auréole que Dieu aurait mise sur sa tête pour tout l'amour qu'elle lui laisse. Mais même, il en reste toujours encore. Pour les rescapés de guerre, pour une mère trop violente, pour les vieilles dames juives, pour les handicapés près de la mer, pour des gens qu'elle ne connaît même pas.
La deuxième fois, elle organisait un dîner. Dans l'appartement figé de sa mère, elle nous recevait autour de quiches, pâtes et salades qu'elle aurait complètement foirées mais mettait un point d'honneur à s'occuper du dessert.
ç'aurait pu être une mousse au chocolat mais je ne m'en serais jamais souvenue et Anna ne serait sans doute pas Anna.
samedi 11 septembre 2010

Repassez devant le colombier et longez les tilleuls. Le château se profile derrière les feuilles. Une tour, deux tours, puis le pont de pierre bordé de roseaux. Les chiens aboient, l’autruche sur la grille cligne de l’œil, les carpes centenaires disparaissent dans la vase. N’entrez pas sans vous annoncer. Un petit batard sud américain risque de vous croquer le mollet. Jetez quand même un coup d’œil à travers les grilles : la chapelle postée au milieu de la cour. A gauche le logis ponctué de 5 tours. Du haut de la plus récente ajoutée au 19ème comme escalier de service, une jolie princesse fait pendre ses longs cheveux dorés. Vous vous y accrocherez plus tard. A droite les dépendances plus récentes mais très indépendantes puisqu’on peut y accéder par un pont-levis.
