samedi 6 avril 2013

0h72

 

La raie entre les seins qui dépasse sciemment d'un décolleté.
Plus inconsciemment, celle des orteils dans des souliers à talon noirs.
Laisser tomber ses deux mains vers le bas, à la hauteur du nombril, les coudes pliés en levant les yeux au ciel (après avoir fait la vaisselle par exemple), croiser les jambes, étaient pour moi les signes qu'on est un adulte.

Je me pinçais alors les nènès pour nourrir ma poupée tous les soirs et une fois la lumière éteinte, en me léchant les doigts, je feignais une séance de maquillage avant de m'endormir un peu plus vieille.

Le mot "nonette" était difficile à prononcer, avec les playmobiles roses je pensais qu'on ne pouvait jouer qu'au déménagement, comme indiqué sur la boîte, le délice d'un bonbon le plus rose et sûr possible.

Par contre le goût de la pâte à cake crue est toujours le même.
 
J'étais persuadée de jouer Mozart en me présentant à 8 ans à mon professeur de piano.
Et mes copies de Monet étaient, selon moi, bien supérieures aux modèles.
Quant à cette robe à fleurs vertes, roses et bleues qui couvraient toute la surface du tissu sauf le col, je pensais qu'elle grandirait avec moi.

Je faisais semblant de tomber de mon lit, tombais vraiment et attirais ainsi l'attention du dortoir.
J'ai été "somnambule" aussi.

Je me souviens du plaisir d'apprendre toute les semaines une nouvelle lettre, avec un signe et une histoire. Maman m'a appris que les oeillets sont des fleurs "communes", les flans au persil trop compliqués à faire et, par conséquent, réservés aux occasions très spéciales. "Belle du seigneur" était un livre pour adulte.

Etre adulte, c'est aimer les oeillets, avoir compris, à cause de Belle du Seigneur, ce que c'est que la passion, regarder la robe à fleurs avec regrets.
Savoir faire, par coeur, les flans au persil à toutes les occasions.
Et avoir la raie des orteils qui dépasse d'une paire de chaussures noires.


Eggs Benedict
(pour 2)

4 tranches de bacon
2 english muffins
4 oeufs frais
3 jaunes d'oeuf
du vinaigre blanc
un peu d'eau
175g de beurre
de la ciboulette
sel et poivre


Commencer par frire le bacon dans une poêle.
Pendant que le bacon cuit, faire bouillir une grande casserole d'eau puis ajouter 2 cuillères à café de vinaigre. Reporter à ébullition. Ne pas oublier le bacon.
 
Préparer la sauce hollandaise:
Dans une petite casserole sur feu doux, faire réduire 1 cuillère à soupe de vinaigre à 1 cuillère à café.
Laisser refroidir.
Ajouter les jaunes, une noix de beurre, 1 cuillère à soupe d'eau et 1 pincée de sel.
Faire cuire le tout au bain-marie, en fouettant bien.
Ajouter le beurre progressivement, toujours sur le bain-marien en fouettant.
Rajouter un peu d'eau si la sauce est trop épaisse.
 
Pocher les oeufs. Technique ici:
 
Trancher les muffins dans l'épaisseur et les toaster. Puis les beurrer.
Placer une tranche de bacon puis un oeuf poché sur chaque moitié de muffin.
recouvrir de sauce hollandaise.
Parsemer de ciboulette hâchée et poivrer généreusement.
Servir tout de suite!
 


mercredi 19 décembre 2012

Viennoiserie

 
Vienne est une vieille dame en manteau de fourrure trop longtemps porté. Les poils argentés collent sur sa peau fripée, se coincent entre les plis comme des fossiles.
Elle fume dans les cafés, garde son chapeau sur sa tête alors qu'elle enlève son manteau. Son chapeau vert mêlé de pourpre camoufle ses cheveux épars mais toujours bien coiffés.
 
Hawelka, Landtman, Braeunerhof sont ses amants. Elle laisse sur leur peau son parfum capiteux.
Ses souliers usés par la valse claquent sur les pavés comme les sabots des calèches. Opéra, hôtels de luxe, lustres et biscuits sont ses parures.
 
Délicatement ivre, elle reste toujours digne et déguste une käsekrainer sans tâcher ses gants de velours. Elle sirote une bière comme une coupe de champagne, pendant que le schnaps et le café crème coulent dans ses veines comme du sang venimeux.
 
Au son de la valse elle se promène, promène un chien plus proche du rat.
 
 
Kaiserschmarrn
 
-pour 4 personnes-
 
25cl de lait
150g de farine
1 pincée de sel
4 oeufs
30g de sucre cristallisé
1 noix de beurre
1 gousse de vanille
30g de raisins secs
du sucre impalpable
1 schluck de rhum
 
 
Faire tremper les raisins dans le rhum.
Mélanger le lait, la pincée de sel, la farine et les jaunes d'oeufs.
Battre les blancs en neige avec le sucre cristallisé et les incorporer ensuite délicatement à la première préparation.
Ajouter les raisins.
Faire fondre le beurre dans une poêle.
Verser une partie de la pâte dans la poêle et la cuire comme une crêpe que l'on retourne, une fois dorée d'un côté.
Avant que l'autre côté ne soit doré, avec une spatule en bois, couper la crêpe en petits carrés et les faire bien dorer.
Servir chaud, saupoudré de sucre impalpable, avec une bonne dose de compote de prune (Zwetschkenröster). 
 
 


lundi 3 septembre 2012

lundi 11 juin 2012

Collique lubroque


Est-ce que c'est quand on s'emmêle les doigts?
Est-ce que c'est quand on s'embrasse pour la première fois?
Est-ce que c'est quand?
Et tout a balancé.

Il n'a pas d'odeur. Pour ne pas laisser d'indice, brouiller les pistes.
Je cherche en vain sur mes doigts une trace de jacinthe, de roquefort, de maïs, de cannelle ou de gaz.

Il n'y a pas d'amour dans ses baisers, ses caresses sont stériles, sa langue trop dure, ses mains sans conviction.

Pourtant, comme un insecte sur le dos, je me débats.

Et j'ai serré son pull comme un amant qui va partir.
Et j'ai guetté, tous les matins, le carosse vert caca d'oie.





Spaghetti carbonara
(pour 1 personne)

100 gr de spaghetti capellini
1 échalote
2 gousses d'ail
100 gr de lardons fumés
1 oeuf
1dl de crème fraîche
100gr de gruyère rapé
thym
ciboulette fraîche
persil frais
sauge fraîche
5 feuilles de basilic


Faire bouillir de l'eau légèrement salée.

Pendant ce temps, faire frire l'échalote et l'ail hâchés dans une poêle huilée, avec le thym.
Poivrer généreusement.
Ajouter les lardons.

Hâcher finement la ciboulette, le persil, la sauge et le basilic.

Quand l'eau bout, jeter les spaghettis dans la casserole.

Dans un grand bol, mélanger activement l'oeuf, la crème, la ciboulette, la sauge et le basilic.
Saler ce mélange légèrement puis ajouter le fromage rapé.

Egoutter les spaghettis quand ils sont "al dente".
Les jeter, encore bien chauds, dans le bol avec la préparation oeuf-crème-herbes.
Bien mélanger.
Ajouter le contenu de la poêle.
Servir trop chaud.


mardi 8 mai 2012

Un peu... beaucoup... à la folie... pas du tout...



Pissenlit, pisse au lit, pince son nid, pain s'enlit, pi se lie, pas au lit, pie se lit, pousse mon nid, pas ici.


Gelée de pissenlit

250g de pétales de fleurs de pissenlit
2 oranges avec peau
2 citrons avec peau
du sucre

Dans une grande casserole en cuivre, couvrir les pétales d'eau.
ajouter les oranges et les citrons coupés en rondelles (avec la peau!).
Faire bouillir pendant 1/2h.
Laisser reposer quelques heures.
Filtrer dans une étamine.
Préparer la gelée:
Peser la même quantité de sucre que de liquide filtré.
Faire cuire à grand bouillon. Maintenir le bouillon une bonne dizaine de minutes.
Une fois que la gelée a pris, mettre en pot!
(En fait je conseille plutôt d'utiliser du Vit'pris, c'est beaucoup plus facile)

lundi 30 avril 2012

Sacheur sachant, chassez...




Je ne veux pas être la blanche biche, ni le lièvre qui détale, la sanglier essoufflé, ni le faisan pressé, encore moins la bécasse planquée ou le chevreuil effarouché.

On me dit qu'il est chasseur. Je ne vois que des cueilleurs. Parfois, ils pêchent, souvent le mauvais poisson, qu'ils jettent ensuite, à moitié-mort.
Ni proies, ni chasseurs, que sont-ils?

Poisson ou savon, leur consistance donne l'illusion qu'on peut les capturer dans la main. Et pourtant toujours ils s'échappent, confortant notre illusion quelques secondes avant, prisonniers.

On voudrait les capturer pour les façonner.
Illusion. Ils filent, toujours ils s'en vont.



Lapin aux olives
(pour 3 personnes)
1 lapin de 1kg
1 oignon
100g d'olives vertes dénoyautées
50g de pignons de pin
2 gousses d'ail
6 branches de romarin
1 verre de vin blanc
1 verre d'huile d'olive
20 olives noires
du bouillon de poule


Couper l'oignon en petits morceaux.
Dans une cocotte, le faire dorer dans une cuillère d'huile.
Ajouter le lapin et le faire roussir de tous les côtés.
Le mouiller au vin blanc, saler et laisser mijoter 1/2h.
Ajouter du bouillon progressivement pour bien le mouiller.
Hâcher les olives vertes, l'ail, les pignons et le romarin.
Les jeter dans la cocotte.
Mélanger et ajouter du bouillon si nécessaire.
Laisser cuire encore 1/2h.
Cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les olives noires.
Servir avec des petites patates.

samedi 11 février 2012

Conversation



De la coupole sous laquelle il est assis, un homme ne portant qu'une couronne s'apprête à lui jeter une boule de feu. Mais Monsieur Fiche s'en schiffe, ses deux mains continuent à discuter comme si elles étaient dix.

Une dizaine d'hirondelles sur un fil. Elles discutent activement, de la pluie et du beau temps, de celle qui fera le printemps. Elles se disputent quand il faut se serrer pour faire une place.

Mes deux voisins ont les cheveux blancs et la tête qui retombe, mais ils ne viennent pas du même monde. L'un a apporté les écrits de Nabokov, un imperméable qui sent mauvais; l'autre, son ordinateur et un costume bien repassé. Celui de droite pique du nez vers l'avant; celui de gauche dort le nez en l'air.

Pendant que les petits oiseaux continuent à discuter.


Andras Schiff joue les Variations Goldberg au Wigmore Hall - Papier peint de Louise Body - Recette de Rose Bakery


Perfect scrambeled eggs
(pour une personne)
3 oeufs bio
1 grosse cuillère à soupe de crème épaisse
sel et poivre
1 clotte de beurre
2 tranches de saumon fumé

Dans un bol, battre les oeufs avec la crème.
Ajouter une grosse pincée de sel et du poivre noir à votre goût.
Faire fondre le beurre dans une poêle anti-adhésive à petit feu.
Verser le mélange dans la poêle et bien gratter sans cesse mais délicatement le fond de la poêle avec une spatule jusqu'à ce que les oeufs soient cuits mais gardent une texture très crémeuse.
Servir sur une assiette avec deux tranches de saumon, ou plus simplement sur un toast beurré, comme les anglais.

jeudi 17 novembre 2011

27 septembre 2006

Le matin, le château est rose. Les pavés font mal quand on marche alors c'est difficile de regarder les deux en même temps. Quelques touristes, japonais je crois, en profitent pour se photographier devant le parc désert. Je mange des macarons sur les marches avant d'aller ouvrir les volets un à un, puis d'allumer les lumières et réveiller Monsieur Lebrun.




Avec le soleil qui se couche, on peut voir tirés entre les brins d'herbe, des fils d'araignée. Un monsieur est assis sous un arbre comme un Bouddha (à cause de la barre, mon jeans est encore plus serré). Les peupliers sentent l'aneth mais quand je roule plus vite, plutôt l'herbe coupée. De loin le lac remonte vers le ciel, rien ne dépasse par au-dessus.


Macaron géant, pistache-framboise
(pour 2 macarons géants)
2 oeufs entiers
3 jaunes d'oeuf
150 gr de blanc d'oeuf
35 gr de farine
35 cl de lait
1 gousse de vanille
90 gr de pistaches épluchées non salées
1 c.à c. de sirop d'orgeat
135 gr de poudre d'amandes
220 gr de sucre glace
355 gr de sucre semoule
5 cl d'eau
230 gr de beurre ramolli
du colorant vert
600 gr de framboises
50 gr de confiture de framboise

Préparer la crème pâtissière:
Mélanger 2 jaunes avec 75 gr de sucre.
Ajouter 35 gr de farine. Bien mélanger.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille puis le verser encore bouillant sur le mélange oeufs-sucre-farine.
Remettre sur le feu jusqu'à ébullition en remuant énergiquement.
Réserver au frigo.

Préparer la crème à la pistache:
Passer au mixer 30 gr de pistaches avec le sirop d'orgeat.

Préparer les coques:
Préchauffer le four à 170°C.
Réaliser un tant pour tant en broyant 65 gr de pistache avec les 135 gr de poudre d'amandes et les 220 gr de sucre glace.
Faire cuire 200 gr de sucre semoule avec l'eau à 121°C (il faut que ça caramélise, donc le mélange doit être légèrement brun) puis verser sur 150 gr de blanc d'oeufs légèrement battus en neige.
Mélanger délicatement puis ajouter du colorant.
Verser le mélange blancs d'oeufs-sucre dans le tant pour tant et mélanger très délicatement.
Dessiner 4 cercles de 18 cm de diamètre sur des feuilles de papier cuisson.
A l'aide d'une poche à douille de 14 mm de diamètre, réaliser les deux coques en partant du centre et en formant une spirale.
Enfourner 15 à 20 minutes en tournant les plaques à mi-cuisson.
Ensuite les sortir du four et laisser refroidir.

Préparer la garniture:
Verser 2 oeufs, 1 jaune d'oeuf ainsi que 80 gr de sucre dans un récipient et fouetter au batteur électrique en posant le récipient sur un bain-marie.
Lorsque le mélange devient chaud, blanchâtre et léger, retirer le récipient du bain-marie et continuer à fouetter jusqu'à ce que le mélange devienne tiède.
Incorporer le beurre ramolli progressivement.
Ajouter 180 gr de crème pâtissière et bien fouetter.

Ajouter la crème à la pistache, tout en fouettant toujours. La crème doit être lisse et homogène.

Recouvrir le ventre de 2 des coques de confiture de framboise et disposer les framboises.
Bien les aligner les unes à côté des autres sur le bord de la coque. Au milieu ça n'a pas d'importance.
Etaler la crème au milieu de la coque.
Poser dessus les deux coques qui restent.
Mettre au frigo 1 h au moins.

samedi 27 août 2011

Le festin de Lolotte



Je prendrais les mains de R, avec les ongles un tout petit peu plus longs, au bout des bras de P. Ses deux bras gauche, le droit en symétrie verticale.

Sans hésiter, le torse de J, vers la mi-juillet. Mais surtout pas ses mollets.
Les jambes de M, c'est tout ce qu'il mérite.

La classe de A avec la fantaisie de P. L'odeur du même R et le sourire de l'autre. Le nom de G, les yeux de M. Le cerveau de petit P mais avec le sex-appeal de M (juste ses jambes c'est un peu peu). Allez, ses fesses aussi!

Les baisers de R mais de la bouche de N. Le portefeuille du vieux M.

Les cheveux de P, même de plus en plus gris, leur odeur de feu, de terre et de moisi. Cette masse rèche qui tient bien dans les doigts. La force de J mais pas son orthographe.

Les pieds peu importe, mais surtout pas épilés.
Reste à trouver un nez...

Euhm...

Et puis non. Je prendrai du P., roti ou en purée, en sauce, pelé, bouilli ou caramélisé, tourné, rissolé, à la vapeur, son goût, surtout son odeur, avec la peau, les plumes, les poils, les os, en papillottes, à l'étouffée, même non pelé, en croûte, braisé, en tourte, charlotte ou même un peu brûlé.



Frikadellen met krieken
(pour 4)
750 gr de hâché porc-veau
3 oeufs
3 c.à s. de crème fraîche
1/2 oignon finement hâché
3 c.à s. de chapelure
5 c.à s. de beurre
700 gr de cerises en bocal
1 dl de vin rouge
3 c.à s. de farine
le jus d'1 orange
le jus d'1/2 citron
2 c.à s. de sucre
1 feuille de laurier
du thym


Préparer les boulettes:
Pétrir le hâché avec les oeufs, la crème, le 1/2 oignon et la chapelure.
Façonner des boulettes de la taille d'une boule de glace.
Les faire cuire dans 2 c.à s. de beurre dans une poêle pendant environ 15 minutes, en les retournant à mi-cuisson.

Préparer la sauce:
Faire fondre, dans une casserole, 3 c.à s. de beurre.
Ajouter, toujours sur le feu, la farine. Bien mélanger et former de gros grumaux.
Ajouter ensuite le jus des cerises, le vin, le jus d'orange, le jus de citron, le sucre et le thym, toujours sur le feu.
Après ébullition, attendre encore 3 à 5 minutes avant de, enfin, éteindre le feu.

Ah non, pas encore! Ajouter les boulettes dans la sauce, laisser cuire encore 2 minutes et puis... éteindre le feu.
Servir avec des frites... évidemment!

mercredi 3 août 2011

Rose est fine


Joséphine avait un beau jardin


Joséphine avait un beau jardin, et une robe serrée sous les seins.
Son profil doublement bombé faisait sa grande fierté. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était les roses. Celles un peu fanées, surtout quand elles sont mouillées. Leurs pétales étaient denses, comme les cernes d’un chêne baltique. Elle leur donnait peu de soleil.

Un jour qu’elle se pencha pour admirer leur parfum, la plus grande avala son nez.

On veut du soleil ! crièrent toutes les roses. Mais Joséphine n’entendit rien. « Rendez moi mon nez » ! cria-t-elle. Mais c’était trop tard, le nez était à moitié digéré.

Et de toute façon, les roses ne comprenaient pas.




Croûte aux framboises

Pour la croûte
200 gr de farine
100 gr de beurre
1 oeuf entier
80 gr de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé
.
Pour la crème patissière
3/4l de lait entier
4 jaunes d'oeuf
150 gr de sucre
75 gr de farine
1 bâton de vanille
Pour la garniture
1 gros ravier de framboises (ne soyez pas radins)

Préparer la pâte:
Mélanger du bout des doigts la farine, le beurre coupé en petits morceaux, l'oeuf et les sucres.
Faire une jolie boule et la mettre au frigo pendant 1h.
.
Préparer la crème:
Mélanger les jaunes avec le sucre.
Ajouter la farine.
Faire bouillir le lait avec la vanille.
Le verser, encore bouillant, sur le mélange oeufs-sucre-farine.
Remettre sur le feu jusqu'à ébullition en remuant énergiquement.
.
Etaler la pâte dans un moule rond bien beurré (un moule dont le bord est détachable, avec un clip en métal. je ne sais pas comment ça s'appelle!).
La faire cuire à blanc au four à 180°C pendant 30 minutes.
Lorsqu'elle a bien refroidi, la démouler délicatement et la napper de crème patissière.
Puis recouvrir de framboises.

jeudi 7 juillet 2011

Persinette un peu abrégée


Une femme enceinte a envie de manger du persil, mais il ne s'en trouve que dans le jardin des fées. Elle s'y rend, une fée la surprend et lui fait des reproches. La femme lui explique qu'elle aura un enfant et n'a pu résister. « Vous serez la marraine », promet-elle à la fée apaisée.

Peu de temps après, lui naît une fille que l'on nomme Persinette. La fée vient souvent la voir et lorsqu'elle a quelques années, elle l'emmène. Quand elle est grande, Persinette est très jolie. Alors, pour la soustraire aux regards, sa marraine la met dans une tour sans porte; et quand elle vient la voir, elle lui crie d'en bas :

Persinette, ma mie,
Donne-moi tes cheveux que je monte.

Persinette laisse pendre ses longs cheveux à la fenêtre et la marraine s'en sert pour monter. La jeune fille s'occupe à faire de la dentelle et la fée lui donne un perroquet et une petite chienne pour lui tenir compagne.

Un jour, le fils du roi, étant à la chasse, a l'occasion de voir comment la belle jeune fille monte la fée. Il laisse repartir celle-ci et, contrefaisant sa voix, il se fait monter. Persinette est bien surprise, mais les jeunes gens ont vite fait de s'entendre.
Un jour, la fée se fait monter alors que le prince est encore là et il se cache sous la dentelle, mais le perroquet le dénonce.

Marraine, marraine,
Le
fils du roi sous la dentelle.
– Qu'est-ce qu'il dit?
– Il dit que j'ai fait une marque à ma dentelle.
– C'est « rien que ça » ?


Mais Persinette se méfie du perroquet. Le lendemain, elle jette de l'eau devant la fenêtre et lui fait croire qu'il pleut.
La fée arrive pendant que le fils du roi est là, et le perroquet signale encore sa présence.

Marraine, marraine,
Il est ici le fils du roi.


– Quel temps faisait-il, aujourd'hui?
– Il pleuvait.
– Tu es un menteur, dit la fée.


Le jour suivant, Persinette fait tomber de la farine devant la fenêtre et un autre jour des pois, et le perroquet qui dénonce encore le fils du roi à deux reprises, déclare qu'il a neigé, puis qu'il a grêlé, et la fée le prend chaque fois pour un menteur.
Mais les deux jeunes décident de fuir, en emmenant la petite chienne. La fée arrive, appelle Persinette, mais celle-ci ne paraît pas.


– Marraine, marraine, elle est partieavec le fils du roi, dit le perroquet.

La fée se lance à leur poursuite, et bientôt les aperçoit.

– Persinette, Persinette, dis-moi adieu, crie-t-elle à sa filleule.

Mais Persinette ne veut pas se retourner.

– Il m'arriverait malheur, dit-elle.

Le fils du roi la décide, mais aussitôt la fée lui crie :

– Que le bec d'âne t'arrive !

Et voilà Persinette avec un museau d'âne. Le prince, bien désolé, l'emmène à la cour de son père, mais le roi ne veut pas la recevoir, et on la loge à part.
Un jour, le roi, qui a trois fils, déclare qu'il donnera son royaume à celui des trois qui lui amènera la plus belle femme. Alors, Persinette envoie la petite chienne demander sa figure à la fée, à sept lieues de là.


– Marraine, lui dit la petite chienne, je viens chercher le joli museau de Persinette, et elle lui explique pourquoi.

Alors la fée le lui donne, et c'est Persinette qui gagne le royaume au fils du roi qu'elle peut enfin épouser.










Petits flans au persil au beurre de tomate

(pour 4 personnes)


3 bottes de persil

2 oeufs entiers
2 jaunes d'oeufs

250 ml de crème fraîche

1 boîte de passata (sauce tomate)

1 grosse noix de beurre

1 sucre



Equeuter le persil.

Le faire blanchir dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes.

Dans un grand bol, battre les oeufs entiers avec les jaunes d'oeufs.

Ajouter le persil égoutté et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade.

Passer le tout au mixer.

Verser la préparations dans des petits ramequins beurrés.

Cuire environ 1h au four, à 120°C, au bain-marie.


Préparer le beurre de tomate:
Faire réduire la sauce dans une petite casserole.
Assaisonner de sel, poivre et d'un morceau de sucre. Ajouter le beurre hors du feu.

Démouler les flans sur les assiettes et les garnir de sauce et de tomates concassées.

Servir chaud.

dimanche 15 mai 2011

Diablerie






Elégante mais peu vertueuse, sombre avec une touche de vie, maîtresse mais maîtrisée, hostile mais confiante, elle porte sur son chapeau une plume d'autruche. Dans l'ombre, elle bouge discrète mais jamais effacée. Fascinante, son goût ne s'efface pas. Il en garde dans la bouche. Amer qui ne s'estompe pas. Dans ses lettres, la même amertume. Il répond par des flammes. Il brûle, elle consume.



Diablerie au chocolat

300 gr de chocolat très noir

125 gr de beurre

1 pincée de sel

3 oeufs

175 gr de vergeoise


Faire fondre, au bain-marie, le chocolat, le beurre avec la pincée de sel.

Dans un bol, mélanger les 3 oeufs avec le sucre.

Ajouter ce mélange au chocolat fondu. Bien mélanger.

Verser dans un moule recouvert de papier siliconé.

Cuire au four à 180°c pendant 13 minutes.

Laisser refroidir.

Mettre au surgélateur quelques minutes.

Découper en petits carrés.


Servir sans attendre...


Inspiré des lettres de Madame Hanska à Honoré de Balzac et de L'inconnue d'Ivan Kramskoi

lundi 9 mai 2011

Fromage frais



Je regarde votre cou qui rosit si joliment quand vous êtes nerveuse.Votre peau est exactement le reflet de chacune de vos pensées.
On peut suivre votre vie sur ces infimes veines bleues. On les voit très bien parfois. Même le battement du sang c'est très frappant.
Il y a des femmes qui ne changent jamais de couleur. Vous avez remarqué? Leur peau ne reflète rien, même pas la lumière.

Je ne sais plus laquelle de vos amies est blanche comme ça.
Comme une horrible bougie.




Fromage frais
1l de lait entier
6cl de vinaigre de vin blanc
1 c.à s. de sel
poivre du moulin
ciboulette

 
Faire bouillir le lait.
Hors du feu, ajouter le vinaigre.
Mélanger brièvement et laisser cailler pendant 2h.
Filtrer à l'étamine et bien laisser égoutter.
Ajouter le sel, le poivre et la ciboulette.
Bien mélanger et laisser reposer une nuit au frigo.
Se déguste sur une tartine de pain frais avec des petits radis.


Extraits de Gabrielle de Patrice Chéreau et de la Cuisine du terroir de Christian Mmmh.

dimanche 13 février 2011

mardi 4 janvier 2011

Les maladies chroniques

Le lièvre cornu



ça serait plutôt comme un animal hybride. On ne sait pas si il existe vraiment mais on est persuadé de l'avoir vu. Il pourrait être réel mais en fait il est mieux dans la tête.

Il y a eu les petits boutons autour du nombril, puis le coeur qui s'arrête de battre régulièrement. Assez récemment, un mal de paupière insupportable et là une boule à la cheville.

Entre les deux, je me souviens d'un blocage de la mâchoire suite aux baillements et aux éclats de rire, d'une dent de sagesse qui pousse mais qu'on n'a jamais vue et des bulles dans les oreilles.

Il y a eu aussi les contractions intestinales et la petite bille de stylo blanche sous la narine droite l'année dernière, juste après les palpitations cardiaques.

Tout aussi chroniques (dépêchez-vous!):

Vanillekipferln

250 g de farine
200 g de beurre
40 g de sucre
140 gr d'amandes en poudre
2 jaunes d'oeuf
150 g de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé

Mélanger du bout des doigts la farine avec le beurre en morceaux, le sucre normal, la poudre d'amande et les jaunes d'oeuf. Faire une boule de pâte et réserver 2h au frigo.

Faire un long boudin ( ou plusieurs) de 1 cm de diamètre. Découper le boudin tous les 7 cm environ. Et former des petits croissant avec les petits boudins (oula j'espère que vous me suivez!). Les poser sur un papier cuisson (siliconé).

Enfourner environ 15 minutes au four à 180°C. Il faut qu'ils restent assez pâles.

Mélanger dans un grand bol le sucre glace et le sucre vanillé.

Rouler les croissants refroidis dans le mélange de sucres.

lundi 15 novembre 2010

La princesse ou le petit pois


Il était une fois un prince. Sans princesse, mais il avait un petit pois. Vert, un peu cabossé. Bien vert et très dur. D'un vert mentholé qui restait dur cuit comme cru; pas de ce vert sâle que prennent les français, tirant vers le brun ou parfois même vers le jaune. Ni de cette molesse que prennent ceux en conserve et qui les transforme en purée sans aucun effort.
Anglais donc, de la famille des Fabacées, de type surgelé ou fraîchement écossé.

Les princes ne marient pas les petits pois, en tout cas pas dans les histoires. Il lui fallait donc une princesse. Mais le prince aimait son petit pois. Il lui caressait la cabosse, astiquait son vert tous les jours, après son bain de pied. Le samedi, il le roulait même entre ses orteils. Il avait remarqué que le petit pois en reluisait d'avantage. Le dimanche, il était donc brillant.

C'est un dimanche d'ailleurs que le prince éventuellement tomba amoureux pour la deuxième fois. Certes son premier choix revenait au petit pois anglais, mais celle-là avait... -comment dire?- ... la même dureté!

Comme c'est malheureusement tout ce qu'elle avait et que cela ne convient pas pour une princesse, encore moins pour une épouse, on lui présenta une 2ème candidate. Celle-là n'aimait pas le froid. Il lui fallait en permanence, en alternance ou simultanément, du soleil ou du chauffage.

En vint une 3ème... pas assez cabossée. Donc une 4ème... pas assez rouge. La méchante belle-mère qui ne mange que des choses vertes désespérait.

Il faut dire que la pauvre ne comprenait rien aux arguments du prince. En effet, à cause de ses inclinations alimentaires, le prince se voyait forcé de cacher le petit pois bien-aimé sous son lit sous une pile de matelas bien tassés. Elle ignorait donc son existence. Mais la future princesse forcément constaterait sa présence, il fallait donc que le ménage à trois se passe dans les conditions les meilleures. Elle devrait pour se faire présenter certaines les qualités.


Une 5ème n'aimait pas les carottes; une 6ème je ne sais plus très bien; une 7ème ... ; une 8ème ...

Une xème enfin serait la bonne. Dure à point, supportant des conditions de congélation et cabossée sur deux côtés, rougissant à toute occasion et préférant les carottes, capable de dormir sur un matelas pas tout-à-fait plat.




Lasagne au petit pois


50 gr de beurre
60 gr de farine
750 ml de lait
160 gr de crème fraîche
150 gr de fromage rapé
4 oeufs battus
2 c. à s. de pesto
750 gr de carottes rapées
250 gr de lasagne
1 petit pois


Faire la béchamel: faire fondre le beurre dans une casserole à feu doux. Puis ajouter la farine. Bien mélanger au fouet jusqu'à ébullition.
Toujours sur feu doux, ajouter le lait, la crème, le sel et le poivre et remuer sans arrêt. Normalement si tout va bien, la sauce s'épaissit.
Ajouter alors le fromage et laisser refroidir.
Ajouter les oeufs battus, puis le pesto et les carottes rapées.
Dans un plat huilé, alterner une couche de sauce, puis une couche de feuilles de lasagne, etc. En commençant et en finissant par une couche de sauce. Et ne pas oublier de poser le petit pois sur la deuxième couche de sauce, sa préférée.
Laisser reposer 15 minutes pour que les feuilles ramollissent.
Cuire 40 minutes au four à 150°C.

vendredi 15 octobre 2010

Les femmes vertueuses 2 - Anna



Anna pense que tout le monde l'observe. Dans le tram les gens ne regardent qu'elle. Avec mépris ou pitié, les deux lui sont insupportables.

Elle me dit qu'elle se sent comme une vache dont le pis va exploser de trop de lait et que personne ne veut traîre. Une traîte ne suffirait pas, elle voudrait tout donner.

Ses très longues jambes dans un legging turquoise sautillent d'une personne à l'autre et de sa bouche ne sortent ni perles ni crapauds mais des Honeypie, des Sweetheart et des Pumpkin. Il y en a pour tout le monde.

Je l'ai rencontrée sur des saucisses au miel que les autres invités refusaient mais que j'acceptais sans hésitation pour la ... ème fois.

Sa tignasse lui faisait -je me souviens- comme une auréole que Dieu aurait mise sur sa tête pour tout l'amour qu'elle lui laisse. Mais même, il en reste toujours encore. Pour les rescapés de guerre, pour une mère trop violente, pour les vieilles dames juives, pour les handicapés près de la mer, pour des gens qu'elle ne connaît même pas.

La deuxième fois, elle organisait un dîner. Dans l'appartement figé de sa mère, elle nous recevait autour de quiches, pâtes et salades qu'elle aurait complètement foirées mais mettait un point d'honneur à s'occuper du dessert.

ç'aurait pu être une mousse au chocolat mais je ne m'en serais jamais souvenue et Anna ne serait sans doute pas Anna.



Tiramisu façon "Anna"

un tiramisu préparé par une copine
de la crème anglaise
2 bananes qui traînent


Peler les bananes, les couper en 2 dans la longueur et les mettre au four à 18O°C pendant trop longtemps.
Chauffer la crème à feu doux. Y ajouter les bananes (on peut éventuellement les couper en 2 ou 3 si la casserole est trop petite).
Couvrir le tiramisu d'une couche de crème anglaise à la banane et servir tout de suite avec un sourire très assuré.

samedi 11 septembre 2010


Passée la place du village, son église classée et son monument patriotique (n’oubliez pas de saluer au passage ses habitant sympathiques qui jouent à la pétanque), le portail du château vous invite à entrer. La ferme à gauche puis le pont qui enjambe la rivière bordée de tilleuls, vous tombez ensuite face au colombier qui n’est plus que moitié. A droite ce qui fut la laiterie, puis derrière, le moulin. Un peu plus loin jetez un coup d’œil à la fenêtre du lavoir traversé par un petit cours d’eau. De la scierie, il ne reste plus que la scie, la roue en bois qui l’active et le mur latéral gauche. Mais vous vous perdez… revenez sur vos pas.

Repassez devant le colombier et longez les tilleuls. Le château se profile derrière les feuilles. Une tour, deux tours, puis le pont de pierre bordé de roseaux. Les chiens aboient, l’autruche sur la grille cligne de l’œil, les carpes centenaires disparaissent dans la vase. N’entrez pas sans vous annoncer. Un petit batard sud américain risque de vous croquer le mollet. Jetez quand même un coup d’œil à travers les grilles : la chapelle postée au milieu de la cour. A gauche le logis ponctué de 5 tours. Du haut de la plus récente ajoutée au 19ème comme escalier de service, une jolie princesse fait pendre ses longs cheveux dorés. Vous vous y accrocherez plus tard. A droite les dépendances plus récentes mais très indépendantes puisqu’on peut y accéder par un pont-levis.

Le château est daté principalement du 16ème siècle mais s’élève sur des fondations du 11ème. Autour, 25 hectares de prairies et forêts sont délimités par la rivière qui alimente aussi les douves. Faites demi tour et prenez, à droite, l’allée de tilleul. Attrapez au passage une coupe du crémant local. N’écrasez pas les escargots. La table est longue mais continuez… Madame Petit-gris fête ses 60 ans. Sur votre gauche, derrière la rivière, le potager qui est aussi verger. Non laissez bien la barrière fermée, quelques invités pourraient tenter de passer. Vous irez cueillir les betteraves plus tard. Regardez plus tôt à droite : au bout de la prairie oui oui c’est bien un temple hindou et puis plus à gauche un pont chinois. Vous ne les voyez pas d’ici mais entre les deux, 3 bouddhas pataugent dans les marais depuis une dizaine d’années. Vous irez prendre l’apéritif dans le temple plus tard. Vers 19h la lumière est plus belle. En face de vous ça pourrait être une piscine. C’est un étang. Soyez discret, les jeunes filles du château s’y baignent toujours nues. Longez la rivière. Allez venez, ne restez pas là ! Traversez les prairies, cueillez quelques brins de muguet dans les sous-bois.



Escargots de Bourgogne

une centaine d'escargots
une grande cage
une grande bassine pouvant contenir tous les escargots
une grande casserole pouvant contenir tous les escargots
une pique à fondue
une passoire
2 kg de gros sel
1l de vinaigre de vin blanc
2 poireaux
5 carottes
2 oignons
3 échalotes
5 gousses d'ail
1,5l de vin blanc (Bourgogne aligoté)
du thym, du romarin, du persil et du laurier

Ramasser les escargots un jour de pluie.
Les faire jeûner 24h minimum dans un cage, en les aspergeant d'eau de temps en temps.
Les laver un à un à l'eau du robinet.
Les mettre tous dans une grande bassine. Les parsemer généreusement de gros sel pour les faire dégorger. Ils crissent et se mettent à baver. Mais ne sont pas encore morts.
Laisser agir 45 minutes.
Les laver un à un au robinet en enlevant bien toute la bave. Les relaver si ils continuent à baver.
Faire bouillir de l'eau dans la casserole. Puis y jeter les escargots (cette fois, ils sont morts). Les laisser mijoter 30 à 40 minutes (ça sent mauvais...)
Les décoquiller un à un avec une pique à fondue puis couper les boyaux (la partie qui est à l'intérieur de la coquille). Réserver les coquilles.
Une fois les escargots décoquillés et déboyautés, les mettre dans la passoire et les rincer à l'eau du robinet en les malaxant bien. Les frotter avec du gros sel et un peu de vinaigre. Bien essorer la masse et répéter l'opération (eau, sel, vinaigre) jusqu'à ce qu'il n'y ait plus ni gluant ni mousse. ça peut aller jusqu'à 10 fois.
Préparer le court-bouillon: couper les légumes en rondelles, les jeter dans la casserole avec les herbes, 1,5l d'eau et le vin blanc. Saler et poivrer légèrement.
Faire bouillir.
Jeter les escargots dans le bouillon et cuire 1h. Ecumer si nécessaire.
Laisser refroidir.
Puis, soit on les congèle directement dans leur bouillon refroidi (dans des petites barquettes en aluminium); soit on les prépare directement.

Pour l'option 2, vous devez préparer le beurre à l'ail.
Hachez 5 branches de persil et 3 gousses d'ail. Les écraser avec 100gr de beurre salé. Bien écraser!
Faire bouillir les coquilles dans de l'eau et un peu de vinaigre.
Remettre chaque escargots dans sa coquille et boucher avec une cuillère à soupe de beurre persilé.
Mettre au four environ 5 minutes, jusqu'à ce que le beurre crépite.
Se régaler tant qu'ils sont bien chauds, avec de la baguette fraîche et un verre de vin blanc.

mardi 24 août 2010

Pain quotidien


Un petit rouge gorge qui chante sur l'appui-de-fenêtre, des catologues qui s'entassent au fil des années, la belle-fille qui soupire, des papillons en papier collés sur les chevalets, un escargot qu'on peut suivre à la trace sur la carpette noire, un vieux vernis qui mijote et nous encrasse les poumons, des étagères qui croulent sous les livres dépareillés, un bouchon de champagne qui saute, des clés qui disparaissent, un pigeon qui tombe de la cheminée, des branches de lunettes qui se perdent, des criquets qui chantent dans le jardin, la radio qui radote, les tableaux qui passent au toilettage, sa femme qui ment, mon pied qui dort, une petite abeille très rapide des ailes qui fait poussiérer les pigments au dessus de ma palette et qui devient toute bleue, mon patron qui tape très fort avec ses doigts sur son clavier, le chien qui mâche un coton imbibé de solvant, would you like a glass of wine?


Redcurant jelly

un lave-vaisselle
une casserole en cuivre
une grande cuillère en bois
des groseilles rouges
un peu d'eau
une étamine
du sucre spécial confiture
des pots vides avec le bon couvercle!
2 chaises
1 balais


Mettre les pots au lave-vaisselle.
Equeuter les groseilles.
Les mettre dans une casserole en cuivre, les couvrir d'eau et chauffer une petite demi-heure.
Mettre ensuite les fruits dans une étamine pendant environ 5h avec un récipient en-dessous. Moi j'accroche l'étamine à un balais calé entre deux chaises.
Quand ça ne goutte plus, compter 1kg de sucre pour 1kg de jus de groseille récolté dans le récipient.
Cuire le jus et le sucre dans la casserole en cuivre à feu très fort et tourner régulièrement avec une cuillière en bois pour ne pas que le fond brûle.
Une fois que ça bout, compter 4 minutes.
Puis laisser reposer 15 minutes.
Remplir les pots à ras-bord. Puis paraffiner ou bien fermer le couvercle directement et renverser le pot.
Se mange à l'anglaise: tous les jours avec de la viande rouge!